Dans un monde où les frontières deviennent aussi poreuses sur le terrain qu’en ligne, la défense et la cybersécurité ne sont plus de simples secteurs industriels : ce sont des impératifs de souveraineté.
En 2026, les budgets militaires européens atteignent des sommets historiques et la protection des infrastructures critiques contre les cyberattaques est devenue la priorité numéro un des gouvernements. Pour l’investisseur, ce secteur offre une visibilité rare et une décorrélation précieuse face aux cycles économiques classiques. Voici notre sélection des 5 valeurs incontournables.
1. Thales (HO) : L’électronique de combat et l’IA
Thales est le champion européen de la défense électronique. Son positionnement est unique car il lie la force physique (systèmes de combat, radars, protection de l’espace aérien) à l’immatériel (cybersécurité).
- Pourquoi en 2026 : Le groupe profite de l’intégration massive de l’IA dans les systèmes de défense. Sa branche cyber, renforcée par l’acquisition d’Imperva, en fait désormais un leader mondial de la protection des données et des identités.
- Point fort : Un carnet de commandes qui représente plus de 3 ans de chiffre d’affaires.
2. Palo Alto Networks (PANW) : Le leader mondial du « Zero Trust »
Si vous ne devez posséder qu’une seule action de cybersécurité pure, c’est celle-ci. Palo Alto est passé d’un vendeur de pare-feu à une plateforme globale de sécurité cloud.
- Pourquoi en 2026 : Avec l’explosion du télétravail et des objets connectés (IoT), le modèle « Zero Trust » (ne jamais faire confiance, toujours vérifier) est devenu la norme. Palo Alto domine ce marché grâce à sa capacité à consolider tous les outils de sécurité sur une seule interface.
- Point fort : Une croissance des revenus récurrents (abonnements) qui sécurise les marges.
3. Rheinmetall (RHM) : Le réarmement terrestre de l’Europe
Le groupe allemand est au cœur du renforcement des capacités de défense de l’OTAN. Constructeur des chars Leopard (en partenariat) et leader dans les munitions, il est le bénéficiaire direct du renouvellement des stocks européens.
- Pourquoi en 2026 : La montée en puissance des usines de production permet enfin de transformer les commandes records en bénéfices nets explosifs. Rheinmetall n’est plus une action cyclique, c’est une action de croissance.
- Point fort : Une position dominante sur le marché des munitions de gros calibre, dont la demande reste largement supérieure à l’offre.
4. CrowdStrike (CRWD) : La protection du « Endpoint » par l’IA
CrowdStrike est la sentinelle des entreprises modernes. Sa plateforme Falcon utilise l’intelligence artificielle pour détecter les menaces avant même qu’elles n’activent un virus.
- Pourquoi en 2026 : Les cyberattaques sont désormais automatisées par des IA malveillantes. CrowdStrike est l’un des rares acteurs capables de riposter à la même vitesse grâce à son immense base de données de menaces mondiales analysées en temps réel.
- Point fort : Une fidélité client exceptionnelle (taux de rétention proche de 98%).
5. Dassault Aviation (AM) : L’excellence du Rafale
Le fleuron français continue de dominer le ciel. Le Rafale est devenu l’avion de combat de référence pour de nombreuses nations cherchant une alternative aux solutions américaines.
- Pourquoi en 2026 : Les cadences de production ont été augmentées pour répondre aux contrats export (Inde, Indonésie, Moyen-Orient). De plus, Dassault est un pilier du projet de drone de combat européen, assurant l’avenir technologique du groupe.
- Point fort : Une trésorerie pléthorique qui permet d’autofinancer l’innovation et de verser des dividendes généreux.
📉 Analyse sectorielle : Pourquoi investir maintenant ?
Le secteur de la défense et de la cyber présente un profil de risque/rendement attractif en 2026 pour trois raisons majeures :
- Des contrats de long terme : Les budgets de défense sont votés sur plusieurs années, offrant une résilience face à une éventuelle récession.
- Des barrières à l’entrée colossales : On ne s’improvise pas constructeur d’avions de chasse ou expert en cyber-guerre du jour au lendemain.
- Une nécessité absolue : La sécurité est le premier des biens ; les entreprises et les États ne coupent jamais ces budgets, même en période de crise.
Conseil de gestion : Ces valeurs peuvent être volatiles. Une approche équilibrée consiste à allier des géants de l’industrie (Thales, Dassault) avec des purs acteurs logiciels (Palo Alto, CrowdStrike) pour capter à la fois la solidité et la forte croissance.